La recherche actuelle, dans son ensemble, est touchée par l’influence des nouvelles technologies. Procédures, sécurisation, résultats, expérimentation… Toutes les techniques scientifiques semblent évoluer vers une automatisation des méthodes de travail. C’est ce que déplore le biologiste Jean-Jacques Perrut. S’il ne rejette en aucun cas les avancées de la science, il met en avant une approche humaniste de la recherche expérimentale. Selon sa longue expérience, c’est, en effet, cet équilibre entre objectivité scientifique et sensibilité humaine qui offrira les meilleurs résultats à long terme.

Une définition à la fois classique et novatrice du métier de biologiste

Le biologiste est un spécialiste en sciences de la vie qui peut se spécialiser dans des domaines variés.

Le biologiste peut étudier l’humain tout comme l’animal, les plantes mais aussi les champignons. En général, son observation va du grand au petit, c’est-à-dire en allant de la biochimie jusqu’à la virologie en passant par la biologie cellulaire, la biologie moléculaire, la génétique et la bactériologie.

Le travail de ce spécialiste repose sur beaucoup d’expériences. Il peut donc faire des prélèvements, des injections, ou même des greffes sur les animaux.

Il lui arrive aussi de cultiver des cellules dans des conditions estimées défavorables dans l’objectif de sélectionner celles qui résisteront le plus aux maladies, aux sécheresses ou encore aux variations de température.

Selon Jean-Jacques Perrut, bien que ces opérations semblent complexes et compliquées pour certains, elles permettent cependant de de mieux comprendre le fonctionnement des organismes, que ce soit en terme de neurobiologie, d’immunologie, ou autres. Le travail du biologiste consiste aussi à comprendre l’apparition des espèces, à les classer et même à comprendre leur développement, leur structure ou encore leur fonctionnement et comportement. Ce spécialiste peut aussi être amené à étudier l’environnement dans lequel les organismes vivants évoluent.

Le métier de biologiste consiste à étudier l’ensemble des aspects du vivant. Pour cela, il peut s’appuyer sur des méthodes et outils scientifiques extrêmement efficaces. Le risque ? Se contenter d’interpréter des résultats au lieu de s’attacher au ressenti, à l’analyse profonde du patient. Pour Jean-Jacques Perrut c’est bien simple, si la démarche scientifique doit respecter et suivre une procédure précise, le biologiste doit tout de même faire preuve d’un minimum d’intuition dans son approche du métier. Une intuition basée à la fois sur les techniques de recherche et sur l’expérience, les connaissances acquises du patricien tout au long de son parcours. Et on peut dire que celui de Jean-Jacques Perrut.

Une démarche scientifique basée avant tout sur l’humain

Comme toute spécialité médicale, la biologie est également soumise à des normes déontologiques. En clair, le respect du secret professionnel est la base de toute relation de confiance entre le biologiste et son patient. En premier lieu le biologiste est soumis au respect des droits fondamentaux du patient, ce qui implique l’absence de discrimination et le respect des valeurs morales. Ainsi, ce spécialiste se doit aussi de respecter la vie privée et la confidentialité des patients.

En laboratoire, dans le secteur privé ou public, le biologiste est amené à prendre en charge des patients. En effet, cet aspect du métier demandant empathie et humanité, il est difficilement automatisable. Ainsi, que ce soit pour des raisons éthiques ou professionnelles, le biologiste doit apprendre à entretenir une vraie relation de confiance avec ses sujets d’expérimentation. La procédure s’en trouvera fortement simplifiée, le traitement mieux accepté et les résultats obtenus enrichis, voire nuancés, de la bouche même du patient.

Une méthode expérimentale qui s’appuie sur une procédure précise

Mais pour être la plus effective possible, la méthode expérimentale doit tout de même s’inscrire dans un cadre bien précis selon le docteur Perrut. Pour lui, elle se découpe en 3 étapes :

  • l’établissement des faits par l’observation et l’étude du sujet
  • l’analyse théorique par l’émission d’hypothèses
  • l’analyse concrète et l’interprétation des résultats

Voilà la procédure complète à suivre pour être en mesure de valider une étude de cas. Si cela peut sembler contraignant pour le chercheur, c’est avant tout un outil efficace qui permet à coup sûr de vérifier ses premières hypothèses. On le constate, le docteur Perrut est loin de rejeter l’approche expérimentale traditionnelle, bien au contraire. Il souhaite seulement injecter un peu de subjectivité dans les méthodes actuelles, un peu d’humanité dans la science. Ainsi, le professionnel de la santé ne sera plus seulement un analyste de résultats, mais deviendra bel et bien un chercheur.