Créer une entreprise de livraison de repas à domicile et organiser sa logistique

Le secteur de la livraison de repas à domicile connaît une croissance exponentielle, transformant radicalement les habitudes alimentaires des Français. Cette révolution culinaire numérique représente aujourd’hui un marché de plus de 3 milliards d’euros en France, avec une progression annuelle de 15% depuis 2020. L’émergence des dark kitchens, l’adoption massive des applications mobiles et l’évolution des attentes consommateurs créent des opportunités extraordinaires pour les entrepreneurs ambitieux. Cette transformation profonde du paysage gastronomique français ouvre la voie à de nouveaux modèles économiques innovants, alliant technologie de pointe et excellence culinaire traditionnelle.

Étude de marché et positionnement concurrentiel dans la foodtech française

L’écosystème français de la livraison de repas présente une complexité remarquable, caractérisée par une diversité d’acteurs aux stratégies distinctes. Cette mosaïque concurrentielle nécessite une analyse approfondie pour identifier les opportunités de différenciation et les segments de marché les plus prometteurs. Les données récentes révèlent que 47% des Français ont déjà commandé un repas en ligne, tandis que la fréquence moyenne atteint 2,3 commandes par mois chez les utilisateurs réguliers.

Analyse des acteurs dominants : deliveroo, uber eats et just eat

Les trois géants de la livraison alimentaire dominent actuellement le marché français avec des approches stratégiques différenciées. Deliveroo se positionne sur le segment premium avec une commission moyenne de 30% aux restaurateurs, tout en développant ses propres cuisines centrales. Cette stratégie d’intégration verticale lui permet de contrôler la qualité et d’optimiser les délais de livraison dans les zones urbaines denses.

Uber Eats capitalise sur sa technologie de géolocalisation avancée et son réseau mondial pour proposer des temps de livraison réduits, souvent inférieurs à 30 minutes. La plateforme mise sur l’intelligence artificielle pour prédire la demande et optimiser le positionnement des livreurs. Just Eat, racheté par Takeaway, adopte une approche plus collaborative en proposant des commissions modulables selon le volume d’affaires généré par chaque restaurant partenaire.

Identification des niches de marché et segments sous-exploités

L’analyse concurrentielle révèle plusieurs segments sous-exploités offrant des opportunités significatives. Le marché des repas familiaux représente un potentiel considérable, avec seulement 12% des commandes concernant des portions pour plus de deux personnes. Cette niche nécessite une logistique adaptée et des contenants spécialisés pour maintenir la température et la présentation des plats.

Les créneaux horaires atypiques constituent également une opportunité majeure. Les livraisons matinales (avant 11h) et tardives (après 22h) affichent une croissance de 25% annuelle, principalement portée par les travailleurs postés et les étudiants. La restauration diététique et les régimes spécialisés (vegan, sans gluten, cétogène) représentent un segment en expansion, avec une demande croissante de 35% sur les douze derniers mois.

Évaluation de la demande locale par zones géographiques et démographiques

La cartographie de la demande révèle des disparités importantes entre les territoires. Les métropoles génèrent 78% du volume total, avec Paris représentant 32% du marché national. Lyon, Marseille et Toulouse concentrent respectivement 8%, 6% et 5% des commandes. Cette concentration urbaine s’explique par la densité démographique, le pouvoir d’achat et l’adoption technologique plus rapide.

L’analyse démographique montre que les 25-35 ans constituent 45% de la clientèle, suivis par les 35-45 ans (28%). Ces tranches d’âge présentent des comportements de consommation distincts : les plus jeunes privilégient la rapidité et le prix, tandis que les plus âgés valorisent la qualité et l’origine des produits. Les villes moyennes (50 000 à 200 000 habitants) émergent comme un segment prometteur, avec un taux de croissance de 40% supérieur à celui des grandes métropoles.

Benchmarking des modèles économiques et stratégies tarifaires

L’étude comparative des modèles économiques révèle trois approches principales. Le modèle commission pure prélève entre 20% et 35% sur chaque commande, incluant généralement les frais de paiement et de marketing. Ce système présente l’avantage de la simplicité mais peut pénaliser les restaurants à faible marge. Le modèle d’abonnement mensuel, adopté par certaines plateformes spécialisées, propose des frais de livraison réduits contre un forfait de 9,99€ à 14,99€ par mois.

Les stratégies tarifaires varient également selon les créneaux horaires et la demande. Les prix dynamiques permettent d’ajuster les frais de livraison en temps réel, avec des majorations pouvant atteindre 50% durant les pics de consommation. Cette approche optimise la rentabilité tout en régulant la demande, mais nécessite une communication transparente pour maintenir la satisfaction client.

Structure juridique et réglementations HACCP pour la restauration livrée

La création d’une entreprise de livraison alimentaire impose le respect d’un cadre réglementaire complexe, alliant droit commercial et réglementation sanitaire. Cette dualité juridique nécessite une expertise approfondie pour garantir la conformité et éviter les sanctions. Les enjeux de responsabilité civile et pénale sont particulièrement importants dans un secteur où la sécurité alimentaire constitue un impératif absolu.

Choix du statut juridique : SARL, SAS ou micro-entreprise pour la livraison alimentaire

Le choix du statut juridique conditionne largement la structure financière et opérationnelle de votre entreprise. La micro-entreprise présente l’avantage de la simplicité administrative avec un plafond de chiffre d’affaires de 72 600€ pour les prestations de services. Ce statut convient particulièrement aux entrepreneurs souhaitant tester leur concept avant de s’engager dans une structure plus complexe. Cependant, les limitations en matière de charges déductibles et de récupération de TVA peuvent rapidement devenir contraignantes.

La SARL offre une structure équilibrée entre simplicité et flexibilité, avec une responsabilité limitée aux apports. Ce statut permet d’accueillir jusqu’à 100 associés et facilite l’évolution capitalistique. Le régime fiscal de l’impôt sur les sociétés optimise généralement la fiscalité pour les bénéfices supérieurs à 40 000€ annuels. La SAS présente une souplesse statutaire supérieure, particulièrement adaptée aux projets ambitieux nécessitant des levées de fonds. La gouvernance flexible et les possibilités d’actions préférentielles attirent les investisseurs spécialisés dans la foodtech.

Conformité aux normes d’hygiène alimentaire et traçabilité HACCP

L’implémentation d’un système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) constitue un prérequis incontournable pour toute activité de manipulation alimentaire. Cette méthodologie scientifique identifie, évalue et maîtrise les dangers significatifs au regard de la sécurité alimentaire. La formation HACCP de 14 heures est obligatoire pour au moins une personne de l’établissement, avec un renouvellement recommandé tous les cinq ans.

Le plan de maîtrise sanitaire doit documenter précisément les procédures de nettoyage, la gestion des températures et la traçabilité des produits. Les points critiques de contrôle incluent la réception des marchandises, le stockage réfrigéré, la préparation culinaire et le transport. Chaque étape nécessite un enregistrement systématique avec des seuils d’alerte définis. La température des plats chauds doit être maintenue au-dessus de 63°C, tandis que la chaîne du froid exige une température inférieure à 4°C pour les produits réfrigérés.

La traçabilité ascendante et descendante garantit l’identification rapide des lots en cas de problème sanitaire. Les enregistrements doivent être conservés selon la durée de vie des produits plus six mois, avec un minimum d’un an pour les produits transformés. Les contrôles microbiologiques périodiques renforcent la sécurité et démontrent la conformité aux autorités sanitaires.

Licences et autorisations préfectorales pour la manipulation d’aliments

La déclaration d’activité auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) constitue une obligation légale préalable au démarrage. Cette déclaration doit être effectuée au moins 15 jours avant l’ouverture, accompagnée du plan des locaux et de la description des activités. L’absence de déclaration expose à une amende de 3 750€ et à la fermeture administrative.

Les établissements manipulant des produits d’origine animale nécessitent un agrément sanitaire spécifique. Cette procédure implique un audit préalable des installations et des procédures, avec délivrance d’un numéro d’agrément européen. Le renouvellement s’effectue tous les cinq ans, conditionné au maintien de la conformité réglementaire. Les cuisines centrales et les laboratoires de transformation font systématiquement l’objet de cette procédure d’agrément.

Assurances professionnelles et responsabilité civile transporteur

La couverture assurantielle doit englober l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la réception des matières premières jusqu’à la livraison finale. L’assurance responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés aux tiers dans l’exercice de l’activité, avec des plafonds recommandés de 1 500 000€ par sinistre et 3 000 000€ par année d’assurance. Cette couverture inclut les intoxications alimentaires, les allergies et les corps étrangers.

L’assurance transport de marchandises protège contre les pertes et avaries durant le transport. Les contrats spécialisés couvrent la rupture de la chaîne du froid, le vol et les accidents de livraison. Les franchises modulables permettent d’adapter la prime au niveau de risque accepté. L’assurance flotte automobile couvre les véhicules de livraison avec des garanties étendues incluant le matériel professionnel embarqué et la perte d’exploitation.

L’assurance cyber-risques devient indispensable face à la digitalisation croissante des processus de commande et de paiement, couvrant les fuites de données personnelles et les interruptions de service.

Architecture technologique et développement de plateformes digitales

L’infrastructure technologique constitue l’épine dorsale de toute entreprise de livraison moderne, déterminant la capacité à traiter des volumes importants tout en maintenant une expérience utilisateur optimale. Cette architecture complexe doit intégrer de multiples composants : gestion des commandes, paiements sécurisés, optimisation logistique et communication temps réel. La scalabilité représente un défi majeur, nécessitant des choix technologiques évolutifs capables de supporter une croissance rapide sans dégradation des performances.

Solutions SaaS vs développement custom : glovo partners, stuart API

Le choix entre solutions clé en main et développement sur mesure influence directement les coûts d’investissement et la flexibilité opérationnelle. Les solutions SaaS comme Glovo Partners ou Stuart API proposent des fonctionnalités prêtes à l’emploi avec des frais d’abonnement mensuels variant de 299€ à 1 500€ selon les volumes traités. Ces plateformes incluent généralement la gestion des commandes, le routage des livreurs et les outils de reporting basiques.

Le développement custom offre une personnalisation totale mais nécessite un investissement initial de 50 000€ à 200 000€ pour une plateforme complète. Cette approche permet d’implémenter des fonctionnalités spécifiques et de conserver la propriété intellectuelle du code. L’évolutivité et l’intégration avec des systèmes tiers sont généralement facilitées. La maintenance technique représente cependant un coût récurrent de 10% à 15% de l’investissement initial annuellement.

Les solutions hybrides combinent modules SaaS et développements spécifiques, optimisant le rapport coût-bénéfice. Cette approche permet de démarrer rapidement avec des fonctionnalités standards tout en conservant la possibilité d’innovations différenciatrices. L’intégration d’API tierces facilite l’ajout progressif de fonctionnalités avancées selon l’évolution des besoins.

Intégration des systèmes de paiement sécurisés stripe et PayPal

L’intégration de solutions de paiement robustes conditionne la conversion et la satisfaction client. Stripe propose une API complète avec des commissions de 1,4% + 0,25€ par transaction européenne, incluant la gestion de 135+ devises et les paiements différés. La conformité PCI DSS niveau 1 garantit la sécurité des données bancaires, tandis que les outils de détection de fraude réduisent les risques de rétrofacturation.

PayPal offre une reconnaissance mondiale avec 377 millions de comptes actifs, facilitant la conversion grâce à la confiance utilisateurs. Les commissions varient de 2,9% + 0,35€ pour les paiements domestiques, avec des réductions volumes pour les gros processeurs. L’intégration one-touch accélère le processus de commande en réduisant les frictions de paiement. La protection vendeur couvre les rétrofacturations abusives sous certaines conditions.

Les portefeuilles digitaux émergents comme Apple Pay et Google Pay représentent 23% des paiements mobiles en France. L’authentification biométrique renforce la sécurité tout en simplifiant l’expérience utilisateur. L’intégration de ces solutions nécessite des développements spécifiques mais améliore significativement les taux de conversion sur mobile. Les paiements fractionnés via Klarna ou Alma séduisent particulièrement les jeunes consommateurs pour les commandes importantes.

Développement d’applications mobiles natives iOS et android

Les applications mobiles natives offrent des performances optimales et une intégration profonde avec les fonctionnalités du système d’exploitation. Le développement iOS nécessite Swift ou Objective-C avec Xcode, tandis qu’Android utilise Kotlin ou Java dans Android Studio. Les coûts de développement varient de 25 000€ à 80 000€ pour une application complète sur les deux plateformes, incluant les fonctionnalités de géolocalisation, notifications push et paiements intégrés.

L’optimisation de l’expérience utilisateur mobile exige une attention particulière aux temps de chargement et à l’ergonomie tactile. Les écrans de commande doivent être adaptés aux différentes tailles d’écran, avec une navigation intuitive en moins de trois clics pour finaliser une commande. L’implémentation du deep linking facilite la navigation directe vers des produits spécifiques depuis les campagnes marketing ou les notifications.

La stratégie de déploiement doit considérer les spécificités de chaque store. L’App Store iOS impose des délais de validation de 24 à 48 heures, avec des critères qualité stricts sur l’interface et les performances. Google Play Store permet une publication plus rapide mais nécessite une attention particulière aux permissions d’accès et à la sécurité des données personnelles. Les mises à jour doivent être planifiées régulièrement pour maintenir la compatibilité avec les nouvelles versions des systèmes d’exploitation.

Implémentation du tracking GPS temps réel et notifications push

Le système de géolocalisation temps réel constitue un avantage concurrentiel majeur, permettant aux clients de suivre précisément l’avancement de leur commande. L’intégration des API de géolocalisation comme Google Maps ou Mapbox nécessite une optimisation énergétique pour préserver l’autonomie des smartphones des livreurs. La fréquence de mise à jour de la position doit être équilibrée entre précision et consommation batterie, généralement fixée à 30 secondes en mouvement et 2 minutes à l’arrêt.

Les notifications push personnalisées améliorent significativement l’engagement client avec des taux d’ouverture supérieurs à 25%. Firebase Cloud Messaging pour Android et Apple Push Notification Service pour iOS permettent d’envoyer des messages ciblés selon le statut de commande, la localisation et les préférences utilisateur. La segmentation comportementale optimise la pertinence des notifications : confirmation de commande, préparation en cours, livreur en route et livraison effectuée.

L’implémentation de géofences intelligentes déclenche automatiquement les notifications selon la proximité du livreur. Cette technologie améliore l’expérience client en réduisant l’incertitude sur les délais de livraison. Les algorithmes prédictifs analysent les données historiques de traffic et les conditions météorologiques pour affiner les estimations de temps d’arrivée. Quels sont les défis techniques les plus critiques pour maintenir la précision de géolocalisation en zone urbaine dense ?

Architecture cloud AWS ou google cloud pour la scalabilité

L’architecture cloud moderne doit supporter des pics de charge importants, particulièrement durant les heures de repas et les événements spéciaux. Amazon Web Services propose une suite complète avec EC2 pour les serveurs virtuels, RDS pour les bases de données relationnelles et S3 pour le stockage des images et documents. Les services managés comme Lambda permettent une approche serverless, optimisant les coûts en ne facturant que les ressources effectivement utilisées.

Google Cloud Platform offre des avantages spécifiques pour les applications géolocalisées grâce à l’intégration native avec Google Maps et l’intelligence artificielle avancée. Cloud Run permet le déploiement de conteneurs avec une scalabilité automatique, particulièrement adapté aux variations de charge imprévisibles. Les coûts d’infrastructure représentent généralement 8% à 12% du chiffre d’affaires pour une plateforme optimisée.

La stratégie multi-cloud réduit les risques de dépendance et optimise les performances géographiques. L’utilisation de CDN (Content Delivery Network) comme CloudFlare améliore les temps de chargement des applications mobiles en répartissant le contenu sur plusieurs serveurs mondiaux. La sauvegarde automatique et la réplication des données garantissent la continuité de service avec un objectif de disponibilité de 99,9% minimum.

Optimisation de la chaîne logistique et gestion des flux

La maîtrise de la chaîne logistique détermine directement la compétitivité d’une entreprise de livraison alimentaire. Cette orchestration complexe implique la coordination de multiples intervenants : restaurants partenaires, cuisines centrales, équipes de préparation et flotte de livreurs. L’optimisation des flux nécessite une approche systémique intégrant technologies avancées et méthodologies lean pour minimiser les gaspillages et maximiser l’efficacité opérationnelle.

Planification des tournées avec algorithmes de routage dynamique

Les algorithmes de routage dynamique révolutionnent la gestion des livraisons en optimisant en temps réel les parcours selon les contraintes multiples : trafic, météo, priorités clients et capacités véhicules. L’implémentation d’algorithmes génétiques ou de recuit simulé permet de traiter simultanément plusieurs centaines de commandes avec des temps de calcul inférieurs à 10 secondes. Ces systèmes réduisent généralement les distances parcourues de 15% à 25% comparé à une planification manuelle.

L’intégration d’APIs de trafic temps réel comme Google Traffic ou Here Technologies ajuste automatiquement les itinéraires selon les conditions de circulation. Les zones de congestion sont évitées dynamiquement, avec des recalculs automatiques toutes les 5 minutes durant les heures de pointe. La priorisation des commandes selon la durée de préparation et les exigences temporelles optimise la satisfaction client tout en maximisant le nombre de livraisons par livreur.

Les algorithmes d’apprentissage automatique analysent les données historiques pour prédire les temps de livraison avec une précision supérieure à 85%. Cette capacité prédictive permet d’informer proactivement les clients des retards potentiels et d’ajuster les ressources en anticipation. Comment ces technologies d’optimisation s’adaptent-elles aux spécificités locales comme les zones piétonnes ou les restrictions de circulation ?

Gestion des stocks et approvisionnement en temps réel

La synchronisation des stocks entre cuisines centrales et points de vente nécessite un système d’information intégré capable de traiter les mouvements en temps réel. L’implémentation de codes-barres ou de puces RFID facilite le suivi automatique des matières premières depuis la réception jusqu’à la transformation. Les seuils de réapprovisionnement intelligents déclenchent automatiquement les commandes fournisseurs selon les prévisions de vente et les délais d’approvisionnement.

Les techniques de prévision de la demande combinent données historiques, saisonnalité et événements externes pour optimiser les niveaux de stock. Les algorithmes de machine learning analysent les corrélations entre météo, événements sportifs et commandes pour affiner les prédictions. Cette approche prédictive réduit le gaspillage alimentaire de 20% à 30% tout en maintenant un taux de service supérieur à 95%.

L’approvisionnement en flux tendu nécessite des partenariats privilégiés avec les fournisseurs locaux, incluant des accords de livraison quotidienne pour les produits frais. La diversification des sources d’approvisionnement sécurise la chaîne d’approvisionnement contre les ruptures, particulièrement critiques dans l’alimentaire. Les contrats-cadres avec clauses de variation permettent d’ajuster les volumes selon l’évolution de l’activité sans pénalités excessives.

Coordination entre cuisines centrales et points de distribution

L’orchestration entre sites de production et points de livraison requiert une planification fine des flux physiques et d’information. Les cuisines centrales doivent anticiper la demande de chaque zone de livraison en tenant compte des temps de transport et des contraintes de température. La mise en place d’un système MES (Manufacturing Execution System) adapté à l’alimentaire permet de suivre en temps réel l’avancement de la production et d’alerter sur les retards potentiels.

La stratégie de hub and spoke centralise la production sur quelques sites stratégiques pour optimiser les coûts tout en maintenant des délais de livraison acceptables. Les points de distribution intermédiaires, ou dark stores, permettent de rapprocher les produits finis des zones de consommation dense. Cette architecture hybride réduit les coûts de transport de 25% à 35% comparé à une livraison directe depuis les cuisines centrales.

La synchronisation des capacités de production avec la demande prévisionnelle nécessite une flexibilité opérationnelle importante. L’organisation en équipes modulaires permet d’ajuster rapidement les effectifs selon les pics d’activité. Les accords avec des prestataires externes sécurisent les capacités de production durant les périodes exceptionnelles comme les événements sportifs majeurs ou les fêtes de fin d’année.

Métriques de performance : temps de livraison et taux de satisfaction

Le suivi des indicateurs clés de performance guide les décisions opérationnelles et stratégiques. Le temps de livraison moyen constitue le KPI principal, avec un objectif standard de 30 minutes en zone urbaine et 45 minutes en périphérie. La mesure s’effectue depuis la validation de commande jusqu’à la remise effective au client, incluant les temps de préparation et de transport. La segmentation par créneaux horaires révèle les goulots d’étranglement et guide les actions d’amélioration.

Le taux de satisfaction client, mesuré via des enquêtes post-livraison, doit maintenir un score supérieur à 4,2/5 pour assurer la fidélisation. Les critères évalués incluent la qualité gustative, la température des plats, le respect des délais et l’amabilité du livreur. L’analyse des commentaires négatifs identifie les axes d’amélioration prioritaires et guide les formations des équipes.

Les métriques opérationnelles internes complètent le tableau de bord : taux d’occupation des livreurs, coût par livraison, taux de retour et nombre de livraisons par heure. Ces indicateurs permettent d’optimiser l’allocation des ressources et d’identifier les leviers d’amélioration de la productivité. La corrélation entre métriques internes et satisfaction client révèle les facteurs critiques de succès spécifiques à chaque zone géographique.

Recrutement et management de la flotte de livreurs

La qualité du service de livraison dépend directement de la performance de l’équipe de livreurs, véritables ambassadeurs de votre marque auprès des clients. Cette ressource humaine critique nécessite une stratégie de recrutement adaptée aux spécificités du secteur et un management innovant pour fidéliser des profils souvent volatils. Le turnover élevé, fréquemment supérieur à 100% annuellement, représente un défi majeur nécessitant des approches créatives en matière de rétention et de motivation.

Le profil type du livreur évolue avec la professionnalisation du secteur. Au-delà de la possession d’un véhicule et d’un smartphone, les candidats doivent démontrer une excellente connaissance de la géographie locale, une résistance physique aux conditions météorologiques et une capacité d’adaptation aux imprévus. La maîtrise des applications de navigation et des outils de communication digitale devient indispensable dans un environnement technologique en constante évolution.

L’organisation du travail oscille entre salariat traditionnel et statut d’indépendant, chaque modèle présentant des avantages spécifiques. Le salariat offre une stabilité contractuelle et une protection sociale complète, facilitant la fidélisation des meilleurs éléments. Le statut d’indépendant procure une flexibilité horaire appréciée par de nombreux profils, particulièrement les étudiants et les travailleurs à temps partiel. Cette dualité statutaire permet d’adapter l’organisation aux contraintes de chaque zone géographique et aux préférences des candidats.

La rémunération variable basée sur les performances stimule la productivité tout en récompensant l’excellence. Les systèmes de bonus incluent généralement des primes de rapidité, de satisfaction client et de fidélité. L’implémentation de challenges mensuels et de classements gamifiés renforce l’engagement des équipes. Cette approche ludique transforme les contraintes opérationnelles en opportunités de dépassement personnel, particulièrement efficace auprès des profils jeunes habitués aux mécaniques de jeu.

La formation initiale et continue constitue un investissement rentable, réduisant significativement les erreurs de livraison et améliorant l’image de marque auprès des clients.

Les formations portent sur la manipulation sécurisée des aliments, la gestion des situations conflictuelles et l’optimisation des parcours. L’utilisation d’applications de réalité virtuelle pour simuler des situations complexes améliore l’efficacité pédagogique. Les certifications internes valorisent les compétences acquises et créent des parcours d’évolution motivants. Comment concilier flexibilité opérationnelle et stabilité contractuelle pour attirer les meilleurs profils de livreurs ?

Stratégies marketing digital et acquisition client dans l’écosystème foodtech

L’acquisition client dans l’univers foodtech nécessite une approche omnicanale sophistiquée, intégrant les spécificités comportementales des consommateurs digitaux. Cette stratégie marketing doit composer avec un environnement concurrentiel intense où les coûts d’acquisition client atteignent fréquemment 25€ à 40€ selon les segments. La personnalisation des messages et l’optimisation du parcours client deviennent des facteurs critiques de différenciation dans un marché saturé de sollicitations publicitaires.

Le référencement naturel (SEO) constitue un levier d’acquisition durable particulièrement efficace pour les recherches localisées. L’optimisation pour les requêtes « livraison repas [nom de ville] » ou « restaurant ouvert dimanche » génère un trafic qualifié avec des taux de conversion supérieurs à 8%. La création de contenu éditorial autour de la gastronomie locale et des tendances culinaires renforce l’autorité de domaine tout en captant l’audience des gourmets.

Les campagnes publicitaires digitales s’articulent autour de trois axes principaux : notoriété, acquisition et fidélisation. Facebook Ads et Instagram permettent un ciblage géographique précis avec des visuels gastronomiques attractifs, générant des coûts au clic de 0,80€ à 1,50€ selon les tranches horaires. Google Ads capture l’intention d’achat imm

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