Cocktail licence 3 : quelles boissons peut-on servir légalement ?

La licence 3 constitue un pilier fondamental de l’industrie française de l’hôtellerie-restauration, permettant aux établissements de proposer une sélection variée de boissons alcoolisées à leur clientèle. Contrairement aux idées reçues, cette autorisation administrative ne se limite pas à la simple vente de vin et de bière, mais englobe un éventail plus large de boissons fermentées et de liqueurs spécifiques. La compréhension précise de ses limites légales devient cruciale pour les exploitants souhaitant développer une carte de cocktails attrayante tout en respectant scrupuleusement la réglementation en vigueur.

L’évolution récente du marché de la mixologie en France a considérablement accru l’intérêt pour les cocktails à base d’ingrédients autorisés en licence 3. Cette tendance s’accompagne d’une nécessité accrue de maîtriser les subtilités juridiques qui régissent la vente de boissons alcoolisées, particulièrement dans un contexte où les sanctions administratives peuvent compromettre durablement l’activité d’un établissement.

Définition juridique et cadre réglementaire de la licence 3 en france

La licence de troisième catégorie, communément appelée licence 3 ou licence restreinte, trouve son fondement juridique dans le Code de la santé publique. Cette autorisation permet exclusivement la vente et la consommation sur place des boissons des groupes 1 et 3, selon la classification officielle française des boissons alcoolisées. Cette limitation constitue le principe fondamental qui détermine l’ensemble des possibilités offertes aux établissements titulaires de cette licence.

Le cadre réglementaire actuel découle de plusieurs réformes successives, notamment celle de 2016 qui a supprimé le groupe 2 de la classification des boissons. Cette modification a entraîné le regroupement des anciennes boissons du groupe 2 avec celles du groupe 3, élargissant ainsi le champ d’application de la licence 3. Les établissements peuvent désormais proposer une gamme plus étendue de produits, incluant notamment certains vins doux naturels et liqueurs de fruits précédemment exclus.

Distinction entre licence 3 et licence 4 selon le code de la santé publique

La distinction fondamentale entre ces deux types de licences repose sur les catégories de boissons autorisées à la vente. Alors que la licence 3 limite l’offre aux boissons des groupes 1 et 3, la licence 4 autorise la commercialisation de toutes les boissons légales, y compris celles des groupes 4 et 5. Cette différence se traduit concrètement par l’interdiction, en licence 3, de servir des spiritueux tels que le whisky, la vodka, le gin ou encore le cognac.

L’impact économique de cette restriction se révèle particulièrement significatif dans le secteur de la mixologie moderne. De nombreux cocktails classiques nécessitent l’utilisation de spiritueux interdits en licence 3, obligeant les établissements à adapter leurs recettes ou à investir dans l’acquisition d’une licence 4. Cette contrainte influence directement les stratégies commerciales et les investissements nécessaires au développement d’une offre de cocktails complète.

Obligations déclaratives auprès de la préfecture et de la mairie

L’exploitation d’une licence 3 nécessite le respect de procédures déclaratives strictes. Le futur exploitant doit impérativement effectuer une déclaration préalable auprès de la mairie de la commune d’implantation,

L’exploitation d’une licence 3 nécessite le respect de procédures déclaratives strictes. Le futur exploitant doit impérativement effectuer une déclaration préalable auprès de la mairie de la commune d’implantation, au moins 15 jours avant l’ouverture de l’établissement ou la reprise d’un fonds existant. À Paris, cette formalité s’effectue auprès de la préfecture de police. Cette déclaration, réalisée via un formulaire Cerfa spécifique, précise notamment l’identité de l’exploitant, l’adresse du débit de boissons, la nature de l’activité (bar, restaurant, hôtel, association, etc.) et le type de licence utilisée.

En parallèle, l’exploitant doit être titulaire d’un permis d’exploitation, délivré à l’issue d’une formation obligatoire de 20 heures (6 heures en cas de renouvellement). Cette formation, encadrée par le ministère de l’Intérieur, porte sur la prévention de l’alcoolisme, la protection des mineurs, la lutte contre le bruit et les stupéfiants, ainsi que sur la responsabilité civile et pénale du gérant. Le permis d’exploitation est valable 10 ans et doit être renouvelé à son échéance. Sans ce permis, la déclaration de licence 3 est juridiquement irrégulière et l’activité peut être contestée à tout moment.

Sanctions pénales encourues en cas de non-respect du cadre légal

Le non-respect des règles encadrant la licence 3 peut entraîner des sanctions particulièrement lourdes pour l’exploitant. Sur le plan administratif, le préfet ou le maire peuvent prononcer une fermeture administrative du débit de boissons pour une durée pouvant aller jusqu’à 6 mois, notamment en cas de vente de boissons non autorisées (spiritueux, alcools forts) ou de troubles répétés à l’ordre public. Cette mesure peut suffire à fragiliser durablement la rentabilité d’un établissement, voire à entraîner sa fermeture définitive.

Sur le plan pénal, la vente de boissons des groupes 4 et 5 avec une simple licence 3 constitue un délit. L’exploitant s’expose à une amende pouvant atteindre 3 750 euros, assortie éventuellement d’une fermeture judiciaire pouvant aller jusqu’à 5 ans, voire à une interdiction définitive d’exploiter un débit de boissons en cas de récidive. À cela peuvent s’ajouter d’autres infractions connexes, comme la vente d’alcool à des mineurs, la répression de l’ivresse publique ou l’absence de permis d’exploitation, chacune étant passible de sanctions spécifiques. En pratique, mieux vaut considérer la conformité réglementaire comme un investissement à long terme plutôt qu’une simple formalité administrative.

Procédure de transfert et de mutation de licence 3

La licence 3 est juridiquement attachée à un établissement, mais elle peut faire l’objet de plusieurs types de mouvements : mutation, translation ou transfert. La mutation correspond au changement de propriétaire ou de gérant sans changement d’adresse du débit de boissons. Dans ce cas, le nouvel exploitant doit réaliser une déclaration de mutation en mairie (ou à la préfecture de police à Paris) dans un délai de 15 jours suivant la reprise, en joignant les justificatifs d’identité et de propriété ou de bail commercial.

La translation consiste à déplacer la licence 3 à l’intérieur de la même commune, par exemple lors d’un déménagement de votre bar à cocktails ou d’une extension dans un nouveau local. Elle nécessite également une déclaration préalable en mairie, qui peut s’y opposer si le nouveau lieu compromet l’ordre public ou la tranquillité du voisinage. Enfin, le transfert permet de déplacer une licence 3 d’une commune à une autre au sein du même département ou d’un département limitrophe, mais il est soumis à autorisation préfectorale. Le préfet apprécie notamment le nombre de débits déjà existants et la règle d’un débit pour 450 habitants environ. Cette rareté explique pourquoi, sur le terrain, la licence 3 se négocie souvent comme un actif à part entière lors des cessions de fonds de commerce.

Catégories de boissons alcoolisées autorisées par la licence 3

Comprendre précisément quelles boissons peuvent être servies avec une licence 3 est indispensable pour concevoir une carte de cocktails légale et attractive. La classification actuelle regroupe dans le groupe 3 l’ensemble des boissons fermentées non distillées et certains produits dérivés, dans la limite de 18 % vol. d’alcool. C’est dans ce cadre que vous pouvez bâtir une offre de cocktails à base de vin, de bière, de cidre, mais aussi de liqueurs de fruits et d’apéritifs à base de vin, à condition de respecter le titrage maximal.

En pratique, imaginez la licence 3 comme une « boîte à outils » centrée sur le vin et les boissons fermentées, à partir de laquelle vous allez devoir faire preuve de créativité. L’objectif n’est pas de copier les cocktails à base de gin, de rhum ou de vodka, mais de proposer une expérience différente, inspirée de l’aperitivo italien, des spritz, des cobblers ou des cocktails au sherry. Voyons plus en détail les grandes familles de boissons autorisées.

Vins tranquilles et effervescents : champagne, crémant et appellations AOC

Les vins tranquilles (rouges, blancs, rosés) ainsi que les vins effervescents (Champagne, Crémant, Prosecco, etc.) sont pleinement autorisés dans le cadre d’une licence 3, dès lors qu’ils restent dans la catégorie des boissons fermentées non distillées. Cela inclut l’ensemble des appellations d’origine contrôlée (AOC) et indications géographiques protégées (IGP), qu’il s’agisse d’un Bordeaux, d’un Bourgogne, d’un Côtes-du-Rhône ou d’un Champagne brut. Ces produits constituent la base naturelle d’une carte de vins au verre, mais aussi de nombreux cocktails à base de vin, de spritz ou de sangrias revisitées.

Sur le plan pratique, la licence 3 permet donc de proposer des cocktails comme le Spritz (avec Prosecco), le Kir classique (vin blanc + crème de cassis) ou ses déclinaisons (Kir royal au Champagne, Kir à la pêche, etc.). Vous pouvez également jouer sur les macérations de fruits dans le vin (type sangria, rebujito ou cocktails au muscat) pour créer une offre originale et rentable. La seule limite juridique tient au degré d’alcool des ingrédients complémentaires : toute liqueur ou apéritif ajouté doit titrer au maximum 18 % vol. pour rester dans le champ de la licence 3.

Bières artisanales et industrielles : limites de degré alcoolique autorisé

La bière, qu’elle soit industrielle ou artisanale, fait partie intégrante des boissons autorisées par la licence 3 dès lors qu’elle résulte d’une fermentation et ne subit pas de distillation. En France, la grande majorité des bières blonde, ambrée, brune ou IPA se situent dans une fourchette de 4 à 9 % vol., ce qui ne pose aucun problème juridique. Même certaines bières dites « fortes » (8 à 12 % vol.) restent autorisées, puisque le Code de la santé publique ne fixe pas, pour la bière, de seuil spécifique autre que celui applicable aux liqueurs de fruits (18 % vol.).

Cette souplesse vous permet de développer une carte de cocktails à base de bière, comme les « beertails » mêlant bière, jus de fruits et sirops, ou encore des mélanges type panaché, demi-pêche ou bières aromatisées maison. Attention toutefois à ne pas confondre ces produits avec des alcools distillés aromatisés à la bière, qui relèvent des groupes 4 ou 5 et sont donc interdits avec une simple licence 3. Pour sécuriser votre offre, privilégiez les brasseries qui peuvent vous fournir des fiches techniques précises sur le mode de fabrication et le titrage de chaque référence.

Cidres, poirés et hydromels : réglementation spécifique des boissons fermentées

Les cidres, poirés et hydromels appartiennent également au groupe 3 et sont donc autorisés avec une licence 3, tant qu’ils restent de simples boissons fermentées à base de pommes, de poires ou de miel. Leur degré d’alcool varie généralement entre 2 et 7 % vol. pour les cidres et poirés, et peut atteindre 12 à 14 % vol. pour certains hydromels plus structurés. Ces produits bénéficient parfois d’appellations protégées (cidre du Pays d’Auge AOC, par exemple), ce qui peut constituer un argument de qualité sur votre carte.

Dans une logique de cocktails en licence 3, ces boissons sont particulièrement intéressantes pour créer des alternatives légères aux cocktails traditionnels. On pense notamment aux spritz au cidre, aux long drinks mélangeant hydromel, jus de fruits et eau gazeuse, ou encore aux twists de mojito où le cidre remplace le rhum (avec des feuilles de menthe, du citron vert et un sirop de sucre). La clé consiste à rester dans l’univers des boissons fermentées et à éviter tout ajout d’eau-de-vie ou de spiritueux, même en faible quantité : quelques gouttes de calvados suffiraient à faire basculer votre cocktail dans une catégorie interdite.

Liqueurs de fruits et crèmes : cointreau, grand marnier et digestifs autorisés

La partie la plus délicate de la réglementation concerne les liqueurs de fruits, crèmes et apéritifs à base de vin. Le Code de la santé publique autorise, dans le groupe 3, les liqueurs de fruits titrant au maximum 18 % vol. d’alcool. C’est cette limite qui permet d’inclure, avec une licence 3, des produits tels que la crème de cassis, la crème de pêche, le vermouth, certains apéritifs comme l’Aperol ou les vins de liqueur type Pineau des Charentes ou Floc de Gascogne, à condition que leur degré reste en dessous de ce seuil.

En revanche, de nombreuses références célèbres comme le Cointreau, le Grand Marnier, la plupart des triple secs ou des liqueurs d’agrumes titrent autour de 35 à 40 % vol. Elles relèvent donc des groupes 4 ou 5 et sont strictement interdites avec une simple licence 3. De la même façon, les amers type Campari (28 % vol.) sortent du champ autorisé, contrairement à l’Aperol (11 % vol.) qui reste dans la limite. Avant d’ajouter une liqueur à votre carte de cocktails en licence 3, vérifiez systématiquement son degré d’alcool et son mode de fabrication : une erreur de quelques degrés peut suffire à rendre votre carte non conforme.

Spiritueux et alcools forts interdits avec une licence 3

La licence 3 exclut formellement tous les spiritueux et alcools forts classés dans les groupes 4 et 5. Concrètement, cela signifie que vous ne pouvez pas servir, ni pur ni en cocktail, des boissons comme le rhum, la vodka, le gin, le whisky, le calvados, le cognac, la tequila ou encore les eaux-de-vie de fruits. Sont également interdits la plupart des liqueurs fortes (au-delà de 18 % vol.), les bitters concentrés, les amers de cocktail et certains apéritifs anisés dont le titrage dépasse largement les seuils autorisés.

Cette interdiction ne concerne pas uniquement la vente au verre, mais aussi toute utilisation en tant qu’ingrédient, même en très petite quantité. Un trait de gin dans un cocktail à base de vin, une cuillère de cognac dans un dessert flambé ou quelques gouttes de bitter dans un spritz suffisent à placer la boisson dans une catégorie illégale pour une licence 3. Pour sécuriser votre carte, adoptez une règle simple : si la bouteille porte la mention « spiritueux », « eau-de-vie » ou un degré supérieur à 18 %, elle est à proscrire totalement de votre établissement, sauf à disposer d’une licence 4 ou d’une grande licence restaurant.

Réglementation des heures de service et jours d’ouverture

Au-delà des types de boissons autorisées, la licence 3 est également encadrée par une réglementation stricte en matière d’horaires et de jours d’ouverture. Contrairement à une idée reçue, la licence 3 n’impose pas de servir l’alcool uniquement pendant les repas, à la différence des licences de type « restaurant ». Elle autorise la vente de boissons des groupes 1 et 3 pendant toute la durée d’ouverture de l’établissement, dans la limite des horaires fixés par le préfet et, le cas échéant, par des arrêtés municipaux plus restrictifs.

En d’autres termes, vous pouvez proposer vos cocktails en licence 3 dès l’ouverture de votre bar ou de votre restaurant, pour un service de brunch, d’afterwork ou de soirée, à condition de respecter les plages horaires autorisées dans votre département. Ces règles varient d’un territoire à l’autre et sont parfois adaptées en fonction des périodes de l’année ou des enjeux de tranquillité publique. D’où l’importance de bien se renseigner localement avant d’élaborer votre stratégie commerciale.

Horaires de vente autorisés en semaine et week-end

Les horaires de vente des boissons alcoolisées en licence 3 sont déterminés par des arrêtés préfectoraux qui fixent les heures d’ouverture et de fermeture des débits de boissons à consommer sur place. En pratique, dans de nombreux départements, l’ouverture est possible à partir de 6 heures ou 7 heures du matin, et la fermeture est imposée entre 1 heure et 2 heures du matin en semaine, avec parfois des tolérances ou extensions jusqu’à 3 heures le week-end. Ces horaires peuvent cependant être plus stricts dans certaines communes touristiques ou zones sensibles.

Pour un exploitant, cela signifie qu’il ne suffit pas d’afficher des horaires commerciaux : il faut s’assurer que la vente et le service des boissons alcoolisées cessent effectivement à l’heure légale. Continuer à servir un cocktail de vin pétillant ou une bière artisanale après l’heure limite constitue une infraction, même si les clients étaient présents avant la fermeture. Une bonne pratique consiste à instaurer une « dernière commande » 15 à 20 minutes avant l’heure réglementaire, afin de limiter les risques de dépassement involontaire.

Restrictions spécifiques lors des jours fériés et périodes sensibles

Certaines périodes de l’année font l’objet de mesures renforcées, notamment en matière de vente d’alcool la nuit, de consommation sur la voie publique ou de prévention de l’alcoolisation massive. À l’occasion de grands événements sportifs, de fêtes nationales (14 juillet, 31 décembre) ou de festivals, les préfets peuvent adopter des arrêtés temporaires limitant les horaires d’ouverture des bars ou interdisant la vente à emporter de certaines boissons alcoolisées. Ces restrictions s’appliquent également aux établissements titulaires d’une licence 3.

En outre, certaines communes touristiques ou stations balnéaires instaurent des règles spécifiques pour la saison estivale, par exemple en réduisant les horaires de nuit ou en interdisant la consommation d’alcool sur la plage après une certaine heure. Pour éviter toute mauvaise surprise, il est recommandé de suivre régulièrement les publications de la préfecture et de la mairie, et de vous inscrire, si possible, aux lettres d’information à destination des professionnels. Un simple arrêté municipal affiché en mairie peut avoir un impact direct sur votre organisation de service de cocktails.

Dérogations préfectorales pour événements exceptionnels

À l’inverse, il est parfois possible d’obtenir des dérogations horaires ponctuelles pour des événements exceptionnels, comme une inauguration, un festival, un concert ou une grande manifestation culturelle. Le préfet peut autoriser, par arrêté, une extension temporaire des horaires d’ouverture des débits de boissons, y compris pour les établissements en licence 3. Ces dérogations permettent, par exemple, de prolonger le service jusqu’à 4 heures du matin lors du Nouvel An ou de certaines nuits blanches.

Pour en bénéficier, l’exploitant doit généralement déposer une demande motivée plusieurs semaines à l’avance, en détaillant la nature de l’événement, les mesures prévues pour la sécurité du public et la prévention des nuisances. L’autorisation reste discrétionnaire et peut être assortie de conditions spécifiques (limitation de la vente à emporter, renforcement du dispositif de sécurité, etc.). Là encore, le respect des conditions fixées par la dérogation est essentiel : dépasser les horaires ou élargir l’objet de l’autorisation peut conduire à des sanctions immédiates et à une remise en cause de la confiance des autorités.

Contrôles administratifs et sanctions en cas d’infraction

Les établissements titulaires d’une licence 3 font l’objet de contrôles réguliers de la part des forces de l’ordre (police, gendarmerie) et des services administratifs (DDPP, préfecture, mairie). Ces contrôles portent à la fois sur la conformité de la licence (type, affichage, déclaration), le respect des horaires, la nature des boissons servies, la protection des mineurs, mais aussi sur d’autres obligations comme l’affichage des prix ou la présence de messages de prévention. Les agents peuvent vérifier votre stock, votre carte de cocktails et même observer la préparation des boissons pour s’assurer qu’aucun spiritueux interdit n’est utilisé.

En cas d’infraction constatée, les autorités disposent d’un éventail de sanctions graduées. Celles-ci peuvent aller d’un simple avertissement ou rappel à la loi, à une amende administrative, jusqu’à la fermeture temporaire ou définitive de l’établissement. Les récidives, les infractions graves (vente de spiritueux avec une licence 3, service d’alcool à des mineurs, troubles répétés à l’ordre public) ou le refus de se soumettre à un contrôle aggravent systématiquement la réponse des autorités. À terme, l’exploitant peut se voir interdire d’exercer toute activité de débitant de boissons.

Pour limiter les risques, il est judicieux de mettre en place des procédures internes claires : formation de l’équipe sur la différence entre licence 3 et licence 4, vérification systématique des degrés d’alcool des produits référencés, mise à jour régulière de la carte de cocktails, consignes sur le contrôle d’identité des clients jeunes, et journal de bord des incidents éventuels. En agissant de manière proactive et transparente lors des contrôles, vous transformez une contrainte réglementaire en levier de professionnalisation et de confiance auprès des autorités comme de votre clientèle.

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